La fertilisation en viticulture biologique.

La fertilisation en viticulture biologique.

La vigne est une plante qui a peu de besoins nutritionnels, quand il s’agit d’obtenir du raisin de qualité. L’amélioration de la fertilité du sol va constituer une priorité pour la culture biologique de la vigne. La gestion du sol va dépendre tant de la nutrition appropriée de la vigne que d’une protection efficace des plants contre les ravageurs et les maladies. Tant l’absorption d’eau et de nutriments que la santé de la vigne vont s’améliorer en suivant les bonnes pratiques viticoles biologiques qui sont indiquées, ci-après :

Travail de la terre minimum : Réduit l’érosion et permet au sol de conserver sa structure.

Apport de matière organique : en plus de restituer sa fertilité au sol, améliore sa structure et permet d’avoir un sol sain.

Hachage et réincorporation des restes de taille : Ceci rend une partie des nutriments qui ont été extraits pendant la production du raisin et est une source de matière organique pour le sol.

Usage de l’enherbement : Réduit l’érosion, améliore le sol et permet l’existence des ennemis des ravageurs.

Quel type de fumier peut-on utiliser en viticulture biologique ?

Pour restituer la fertilité du sol, dans la production biologique de raisin ont ajoute uniquement de la matière organique : fumiers secs, composts ou fumier frais de vache.

Le fumier, en plus de restituer les nutriments extraits avec la production de raisin, améliore l’activité biologique du sol et par conséquent sa structure et sa capacité à nourrir le plant.

Il est souhaitable que le fumier (avant d’être utilisé comme engrais) soit bien mûr ou composté. Un bon compostage s’effectue en maintenant le fumier à une très haute température, pendant quelques jours, de façon à détruire d’éventuelles maladies et à inactiver d’éventuelles semences indésirables.

La vigne est une plante qui a peu de besoins nutritionnels, quand il s’agit d’obtenir des raisins de qualité.

Le fumier n’apporte pas seulement des nutriments à court terme, mais il développe une fertilité à long terme. Normalement ses effets sont présents pendant environ cinq ans dans le sol de telle façon que s’accumulent dans le sol des substances humiques de lente décomposition, améliore les propriétés de rétention des eaux, régule la température du sol et entretien sa santé.

Bénéfices de l’humus dans le sol :

–  Augmente la capacité d’échange cationique du sol.

–  Augmente le pouvoir tampon du sol, en régulant le pH, en réduisant tant sa salinité que son acidité.

–  Fournit des substances comme les phénols, qui contribuent à la respiration du plant, une meilleure absorption du phosphore et contrôle les pathogènes du sol.

–  Absorbe et retient les minéraux du sol, en évitant leur perte.

–  Peut réagir avec le phosphore insoluble en absorbant les bases et en libérant de l’acide phosphorique.

–  Dissous les minéraux du sol et donc aide à augmenter la production des plants et favorise le développement de la vie du sol.

–  Augmente la rétention de l’eau dans le sol.

–  Absorbe de la chaleur, en évitant les changements brusques de la température du sol.

–  Possède la capacité de stimuler le développement végétal.

Les fumiers et composts varient tant dans leur composition de nutriments que dans leur taux de dégradation » en fonction de leur origine. Les fumiers secs ont un taux très faible de dégradation ( ses effets durent plus longtemps), les composts maintiennent un taux intermédiaire et stable pendant les premières quatre années et les fumiers frais fermentent à un taux élevé la première année apportant une grande quantité de nutriments, mais les années suivantes son apport est faible.

 

Quand et combien fumier doit-on apporter à la viticulture biologique ?

En considérant que pour la vigne les apports de fumier se font tous les quatre ans, on doit faire attention que ceux-ci proviennent de compost de qualité avec environ 1,5% (fumier sec de basse-cour et compost fumier de vache) d’Azote et l’appliquer à un dosage d’environ 10000 kg par hectare tous les 3-4 ans. Si le contenu en azote est inférieur, les doses nécessaires seraient supérieures. Les fumiers frais sont seulement conseillés pour la première application de plantation de la vigne pour qu’ils effectuent leur apport pendant les 4 premières années de la vie de notre vigne. L’application de matière organique s’effectue en général au milieu de l’automne ou pendant l’hiver.

Il est intéressant d’effectuer un labourage pour l’enfouir.

Comment peut-on appliquer le fumier ?

Il existe plusieurs méthodes d’application de matière organique au sol.

La méthode traditionnelle était de la disperser sur le sol entre les rangs de vigne, en déposant environ 10cm de fumier sur une largeur d’un mètre dans l’inter-rang (En alternant les inter-rangs)

Actuellement les engins d’application de fumier sont très populaires. Cela consiste en une trémie qui dispose d’un décompacteur qui ouvre le sol, incorpore le fumier et rebouche.

Dernièrement on a beaucoup standardisé l’usage de fumier sous la forme de pellets . Le pellet est un fumier qui par un processus industriel a été compacté en forme de petits cylindres pour faciliter son application au moyen d’épandeurs d’engrais conventionnels. C’est une des méthodes alternatives si on n’a pas une ferme à proximité car on peut les trouver dans n’importe quel magasin d’engrais agricole. De plus les fabricants de pellets garantissent une richesse en nutriments, de telle sorte qu’on peut contrôler bien mieux ce que l’on apporte au sol.

D’autres formes de nutrition biologiques sont…

Une autre pratique qui contribue à l’amélioration du sol est l’incorporation des restes de la taille.

Avec cette pratique on récupère une grande partie des nutriments extraits du vignoble pour la formation de matériel végétal et qui retournent au sol.

Une autre stratégie d’amélioration de la fertilité du sol est l’utilisation de l’enherbement dont nous avons déjà traité dans notre post Enherbement en viticulture et gestion du sol.

 

Résumé et conclusions sur la fertilisation en viticulture biologique.

1 Les fumiers bien fermentés et le compost sont les plus adaptés pour la viticulture.

2 La quantité de fumier à apporter est d’environ 10000 kg par Ha.

3 Les apports en fumier doivent être effectués tous les 3-4 ans.

4 L’incorporation des restes de taille est une autre source d’engrais biologique.

La fertilisation en viticulture biologique.
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